Innocuité, efficacité, et réglementations de la médecine naturopathique

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Innocuité

Primum non nocere

Les méthodes naturopathiques provoquent moins d’effets secondaires que les médicaments conventionnels pour les raisons suivantes :

  • Le docteur en médecine naturopathique consacre en moyenne 90 minutes à un examen complet. Les suivis durent de 15 à 45 minutes. Grâce à sa formation clinique en pathologie et en diagnostic, il est à même de reconnaître des situations potentiellement nuisibles ou à risque pour le patient. Il connaît les limites de ses méthodes et, au besoin, réferre ses patients à d’autres praticiens ou spécialistes de la santé.
  • De par sa formation et sa philosophie, le docteur en médecine naturopathique utilise des méthodes comportant le moins d’effets secondaires possible dans le traitement et la prévention des maladies.
  • Les traitements naturopathiques sont généralement sans danger lorsqu’il sont administrés dans les règles de l’art. Les docteurs en médecine naturopathique connaissent bien les substances naturelles qui peuvent être dangereuses ou provoquer une interaction néfaste avec des suppléments, des plantes ou des médicaments.

Ainsi, la médecine naturopathique permet de réduire l’incidence des maladies iatrogéniques (provoquées par un acte médical) et des effets secondaires dus aux médicaments. Ce n’est pas peu dire lorsque l’on considère qu’aux États-Unis environ deux pour cent des prescriptions de médicaments classiques mènent à l’hospitalisation et que jusqu’à un tiers des gens admis à l’hôpital y contractent une autre maladie, entraînant des séjours prolongés inutilement. Ces effets secondaires coûtent jusqu’à cinq milliards de dollars par an au système de soins de santé et sont connus pour être la troisième cause de décès au États-Unis.

 

Efficacité 

L’efficacité des soins naturopathiques est aujourd’hui confirmée par un manne d’analyses scientifiques. De nombreux établissements et centres de recherche se sont peu à peu penchés sur l’étude des médecines douces, parmi lesquels figurent :

  • Division for Research and Education in Complementary and Integrative Medical Therapies, Harvard Medical School
  • Center for Alternative Medicine Research and Education, Department of Medicine, Beth Israel Deaconess Medical Centers
  • National Center for Complementary and Alternative Medicine, National Institutes of Health
  • Office of Cancer Complementary and Alternative Medicine, National Cancer Institute
  • Bastyr University AIDS Research Center
  • Center for Cancer Complementary Medicine, John Hopkins Center

  

Lois et réglementations applicables à la médecine naturopathique en Amérique du Nord

Présentement, la médecine naturopathique est réglementée dans quatre provinces canadiennes, soit la Colombie-Britannique, le Manitoba, l’Ontario et la Saskatchewan. L’adoption d’une loi en Alberta ne saurait tarder et le processus a été enclenché en Nouvelle-Écosse. Aux États-Unis, les docteurs en médecine naturopathique sont reconnus/réglementés dans les états suivants : l’Alaska, l’Arizona, la Californie, le Connecticut, le District of Columbia, Hawaii, le Kansas, le Maine, le Montana, le New Hampshire, l’Oregon, Puerto Rico, l’Utah, le Vermont, les Îles Vierges et l’état de Washington. Les états suivants étudient présentement des projets de loi : la Caroline du Nord, le Colorado, l’Idaho, le Massachusetts, le Minnesota, le Missouri, le Nebraska, la Pennsylvanie, le Rhode Island et le Texas.

 




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